Christophe Castaner accuse les chômeurs d’être des profiteurs.

“Toucher les allocations chômage pour partir deux ans en vacances” : la petite phrase de Christophe Castaner ne passe pas.

Passée presque inaperçue ce lundi lors d’une interview sur BFMTV, la déclaration du porte-parole du gouvernement sur l’universalité de l’allocation chômage n’a pas manqué d’interpeller certains députés qui l’ont fait savoir sur la Toile. La réplique la plus virulente reste sans doute celle de l’ex-directrice de la communication, de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou.

“La liberté ce n’est pas de se dire que je vais toucher les allocations chômage pour partir deux ans en vacances.” Les propos du secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, sont à l’origine d’une série de réactions, plus ou moins virulentes, émanant de la classe politique ces dernières heures.

Interviewé par Ruth Elkrief lundi soir sur BFMTV, ce dernier est notamment revenu sur l’entretien télévisé du président de la République dimanche soir, avant d’aborder l’universalité de l’allocation chômage “qui doit profiter à celles et ceux qui y ont pas le droit (agriculteur, artisan, commerçant)”.

Si Christophe Castaner évoquait en l’occurence le droit au chômage après démission envisagé par le gouvernement, son allusion aux “vacances”, n’a pas manqué d’interpeller certains, qui l’ont fait savoir sur la Toile. “RT si toi aussi tu as touché le chômage, galèrer pdt des mois à envoyer des CV, déprimer… Soyons fiers de nous”, s’est offusquée Sophia Chikirou, ex-directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon, dans un tweet. Et d’ajouter à l’adresse de Christophe, “ce mec est un salaud”.

La baisse des emplois aidés “votée par le gouvernement précédent” : Castaner a-t-il raison ?

Invité de LCI vendredi matin, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est revenu sur la polémique relative à la baisse des emplois aidés qui impacte les collectivités et les associations en cette rentrée 2017, au point de menacer la rentrée scolaire dans certaines écoles. Le ministre indique que cette baisse était prévue sous le précédent gouvernement. LCI fait le point.

C’est l’une des polémiques de la rentrée. Associations et élus locaux se mobilisent contre la fin brutale de plusieurs dizaines de milliers de contrats de travail aidés, impactant directement la rentrée scolaire 2017. La contestation, qui vise le gouvernement d’Edouard Philippe, comprend des maires de droite, des écologistes qui déposaient vendredi matin un recours au Conseil d’Etat, ainsi que des responsables de l’ancienne majorité de François Hollande. Le Parti socialiste s’est même fendu d’un communiqué accusant l’exécutif d’avoir pris, en ne renouvellant pas ces crédits, “une décision inacceptable et surtout intenable tant elle va dégrader la cohésion nationale”.

Une nouvelle coupe franche imputable au seul gouvernement Philippe ? Pas si sûr. Invité de LCI, vendredi matin, Christophe Castaner a d’ailleurs amorcé, tardivement, la riposte. Voici ce qu’il a expliqué :
La loi de finances votée par le gouvernement précédent en décembre 2016 prévoyait 280.000 emplois aidés […] Nous savions tous qu’il y avait moins d’emplois aidés cette année

Lundi soir, lors d’une prise de parole hautement attendue, Emmanuel Macron a décrété “l’état d’urgence économique et social” et annoncé plusieurs mesures en réponse à la crise des Gilets jaunes. Parmi celles-ci : une augmentation de 100 euros du Smic, sans surcoût pour l’employeur, l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros, la défiscalisation des heures supplémentaires et une prime exceptionnelle pour les salariés des entreprises qui peuvent la verser.

Après quatre semaines de contestation, Emmanuel Macron vient d’annoncer sa réponse aux Gilets jaunes, ce lundi soir, dans une allocution télévisée scrutée par tous. Une réponse face à “quarante années de malaise qui resurgissent”, a affirmé le chef de l’Etat, évoquant un “moment historique” pour la Nation. Voici, dans le détail, les mesures annoncées par le président de la République.

Augmentation de 100 euros du Smic sans surcoût pour l’employeur

“Je demande au gouvernement et au Parlement de faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début d’année prochaine : le salaire d’un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur”, a annoncé Emmanuel Macron. Le président de la République lâche ici du lest, alors qu’une telle augmentation était jusqu’ici écartée par les membres du gouvernement, dont le Premier ministre Edouard Philippe.

Défiscalisation des heures supplémentaires

En plus de cette augmentation du salaire minimum, le Président a annoncé que, dès janvier 2019 “les heures supplémentaires seront versées sans impôt, ni charges”. En bref, une défiscalisation des heures supplémentaires, comme l’avait effectuée le Nicolas Sarkozy pendant son mandat.

Prime de fin d’année défiscalisée chez “les employeurs qui le peuvent”

Emmanuel Macron a annoncé qu’il demandera à “tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs employés. Et cette prime n’aura à acquitter ni impôt, ni charges”. Ciblant les chefs d’entreprise, le chef de l’Etat a annoncé une future réunion avec les principaux patrons du pays et a martelé que tout employeur français devait payer ses impôts en France.

Annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros

Le président a également annoncé que la hausse d’1,7 point de CSG touchant les retraités sera annulée “pour ceux qui touchent moins de 2.000 euros par mois”. “L’effort qui leur a été demandé était trop important et il n’était pas juste”, a reconnu le chef de l’État, en référence à l’une de ses mesures les plus contestées depuis le début de son mandat.

Pas de retour de l’ISF

Le Président a en revanche exclu de réintroduire l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé au début du mandat présidentiel en Impôt sur la fortune immobilière (IFI). “Pendant près de 40 ans il a existé. Vivions-nous mieux ? Les plus riches partaient et notre pays s’affaiblissait”, a affirmé Emmanuel Macron.

Le chef de l’État a cependant annoncé que les grandes entreprises pourraient contribuer à l’effort. “Je les réunirai et prendrai des décisions dans la semaine à venir”, a-t-il affirmé. “Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France, et les grandes entreprises qui y font du profit doivent y payer l’impôt, c’est de la simple justice”, a-t-il ajouté.

Un débat sur l’immigration

Emmanuel Macron a annoncé, sans plus de précision, qu’un débat concernant “l’immigration” serait mené.

Des mesures institutionnelles : vote blanc, institutions, élections

Le président a annoncé qu’il poursuivra la réforme de l’État, de l’assurance chômage et des retraites. Des réformes prévues avant la crise des Gilets jaunes. Mais Emmanuel Macron a également annoncé qu’une réflexion sur une “loi électorale plus juste”, ainsi que sur la “reconnaissance du vote blanc” serait menée. Le chef de l’État a aussi évoqué la nécessité d’améliorer la représentation des forces politiques dans le pays. Dans le cadre du débat national qu’il souhaite lancer, le Président a également promis de partir à la rencontre des maires, “région par région”.

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